Les 15 premiers jours
Posté le 18.07.2007 par confidenceduneasociale
Après avoir participée à ma première réunion institutionnelle et à mon premier groupe, avoir obtenu la responsabilité de la chaine hi-fi et être tombée raide dingue d'un beau mec, je peux dire que je me suis rapidement aclimatée.
Avec tous les jeunes qu'il y avait, les jeux mis à notre dispositions (billard, baby, ping-pong...), les soirées, les sorties, la piscine, les magasins le samedi... pour moi, c'était la belle vie. J'étais libre de m'amuser, d'être avec des jeunes sans être surveillée constamment (en tout cas pas de la même manière), bref: d'avoir une vie d'adolescente quoi !
Et pour moi, c'était tellement nouveau, tellement inespéré et tellement attendue depuis de longues années que ce fut la délivrance. Ces 15 premiers jours ont donc été euphoriques. J'étais pleine d'insoucience et je m'amusais comme une gamine, jouant avec le coeur des mecs (car j'avais plusieurs prétendants, mais pas celui que je voulais, évidemment), faisant des conneries qui auraient pu mal tournées car je ne me rendais pas compte de mon comportement.
J'étais comme un enfant qui découvre la liberté et qui va s'en ennivrer jusqu'à dérapper pour pouvoir comprendre que même la liberté à des limites. Mais un nouveau jouet, on ne veut pas le lacher jusqu'à ce qu'il s'abime ou qu'il se casse.
Et si je dois garder un aspect positif du centre, ce sera celui-ci. D'avoir pu, l'espace de quelques mois, avoir une vie d'ado avec des copains, des soirées, des amours, et surtout de la liberté et de l'amitié toute fragile, éphémère, suptile et illusoire (la liberté) quelles soient de par le contexte qui nous unis.
En tout cas, le centre à au moins servi à poser certaines bases de normalités adolescente en moi. Sans ça, j'aurais vraiment beaucoup de mal encore aujourd'hui et j'aurais vraiment l'impression de n'avoir jamais eu d'adolescence.
Certe, il y a mieux comme contexte pour vivre son adolescence et surtout plus normal, mais pour moi, ces souvenirs là sont aussi précieux que ceux que tout un chacun se fait avec sa bande du samedi soir. A la différence près, c'est qu'après, il ne reste personne. On ne se revoie que très rarement et très peu de temps après la sortie du centre. Notre amitié existe, nos histoires se sont liées le temps d'un bout de chemin, mais c'est aussi quelque chose de sale, de douloureux, des souvenirs insoutenable parfois et des blessures qui resteront à jamais gravées (autant au sens propre que figuré). Il reste alors un goût amer aux souvenirs, celui du manque, manque de revoir, manque de partager à nouveau, manque de rires de notre adolescence. Jamais je ne pourrais partager ces souvenirs avec qui que ce soit. Chacun a pris sa route !
Donc, un jour, le nouveau jouet s'abîme. L'euphorie retombe. Et là, je me prends toute la réalité en pleine tête. L'autre côté de cette médaille dorée et paradisiaque : je suis dans un centre psychotérapeuthique. J'y suis pas pour rien et ma souffrance me reviens en boomrang. Celle que je venais d'évaquer de façon totalement infantile et puérile depuis deux semaines me fait un pied de nez.
L'équipe, qui jusqu'ici me laissais faire pour mieux m'observer - quand on sait que eux n'avaient pas la donne de l'enfermement dans lequel je vivais, ils ont du se faire une opinion totalement justifier par le comportement que j'ai laissé à voir mais totalement fausse de par mon histoire qui expliquais aisemment mon comportement (vous me suivez!). Donc, l'équipe décide de mettre un frein à tout ça. Profitant du départ d'un de mes copains, ce qui m'attristais fortement et me remettais devant ma problématique d'abandon et de manque d'amour, une monitrice est venue discutée avec moi, m'expliquant qu'il était temps pour moi de mettre mon séjour ici à profit !!!
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:: Les commentaires des internautes
houla houla...
Posté par
Nat le 18.07.2007
ahhhhhhhhhhhhhh !!!...
une petite inspiration parce que je viens de lire en apnée ce fabuleux billet... Je te tire mon chapeau (même si j'en n'ai pas... ^-^)pour ta qualité d'écriture... et aussi pour le travail de rétrospective interne... FA-BU-LEUX... EXCEPTIONNEL...
Sans mentir, c'est pas parce que je t'ai attendu presque 2 mois, c'est vraiment un billet d'une grande qualité tant dans le domaine de l'écrit que dans celui de ta gestion du doute et de tes inquiétudes... Je sens dans cet écrit une réflexion plus profonde et en quelque sorte tu te révèles un peu plus à nous...
J'ai hate de lire (lire que dis-je... de dévorer) les prochains épisodes de ta vie au centre
C'est à dire ???
Posté par
l'anarchiste le 18.02.2008
Fasteez, ke veux tu dire pas avoir un ptit aperçu de ça aussi?
Tu attend la suite?
Désolée pour vous tous mais j'arrive à la fin d'un périple tortueux et mouvementé qui se termine en apothéose de surbookage. Pourtant faut tenir jusqu'au bout. Mais pour les fidèles, vous aurez quelques surprises vers juillet... la suite, c'est promis, avec un grand S. Bizous à tous.
hmmm
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fasteez le 17.02.2008
bien les quinzes jours de kiff
j'espere avoir mon ptit apercu de tout ca aussi
hmm nan
Posté par
fasteez le 14.07.2008
j'voulais dire que j'aimerais bien vivre la meme chose.
(ca va 5 mois pour repondre jsuis pas long XD)
iBeezou