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Nom du blog :
confidenceduneasociale
Description du blog :
Pour en savoir plus, allez à la rubrique "mon histoire." Bonne ballade et laissez des comentaires!
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
11.05.2006
Dernière mise à jour :
13.05.2008

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Petit Traitement !

Publié le 13/03/2007 à 12:00 par confidenceduneasociale
Comme je l'expliquais au début de mon histoire, j'ai eu droit à un cocktail médicamenteux du tonerre.

Le jour de mon arrivé : Dépamide (anticonvulsivant aussi employé dans le traitement de psychoses maniaco-dépressives ou d'états agressifs), Seropram (antidépresseur), Tranxène (anxiolitique), Loxapac (neuroléptique), Imovane (somnifère).

3 jours après : Dépamide, Imovane, Orap (neurolépique), Heptamyl (utilisé pour traiter les hypotensions), Lysanxia (anxiolitique) + Tofranil par voi Intra-Musculaire(IM) 2 à 3 fois par jour (antidépresseur).

6 jours après : Même ordonnance + Tofranil en injection (2/jours) et en comprimé (1/jour). Mais surtout NETTE augmentation des dose, sachant que la majorité des médocs sont en buvable et non en comprimé. Pour certains médocs, si je cumul matin midi et soir, je suis à 150 gouttes juste pour un et il y en a trois autres à 30 ou 40 gouttes par prise.

7 jours après : Même ordonnance avec toujours Tofranil en injections + Melleril (neuoléptique aussi utilisé dans certaines maladies psychiatriques et pour combattre l'agressivité) et Anafranil (antidépresseur).

3 jour plus tard : Même ordonnance + remplacement du Tofranil par injection par du Droleptan injection IM "une demi ampoule de 1 à 4 fois/jour "si agitation")

Il faut savoir que ce dernier médicament est utilisé dans le traitement des psychoses donc médoc lourd et utilisé abusivement puisque détourné de son indication première. Car, à ce que je sache, je suis névrosée (comme tout le monde), mais pas psychotique. Et si vous regardez certaines définitions des médocs, on voit que c'est pas le seul. Mais l'avantage des médocs pour psychotique, c'est qu'ils soignent aussi l'agressivité. Ce qui je suppose, dans mon cas, justifiait l'administration.

Ce qui me fait le plus marrer aujourd'hui, c'est de lire "en cas d'agitation". Si tu bouge la patte, t'es mort !!!

2 jours plus tard : Même odonnance + Tercian en gouttes (neuroléptique et antidépresseur)

A cette date, ça fait pas encore un mois que je suis entrée au centre et je prends:
le matin : 4 comprimés, 110 gouttes
le midi : 4 comprimés, 110 gouttes
le soir : 3 comprimés, 170 gouttes
au coucher : 50 gouttes

Faites le calcul. Je suis une camé, une toxico aux médocs. Mais le pire dans mon cas (ou ma chance?), c'est que j'ai une très forte resistance aux médocs, ce qui fait qu'ils me choutent pas trop. Mais quand même !!!

Je vais garder ce traitement pendant 2 semaines. Y a du progrès !

Après, c'est la même ordonnance de base mais on change un ou deux médoc en fonction. C'est ainsi qu je prendrais également du Rohypnol (hypnotique), de l'Artane (antiparkinsonnien - si, si), de l'Atrium (utilisé pour le sevrage alcoolique - non je n'étais pas aloolique), du Xanax (antianxioltique) et du Neuleptil (neuroléptique).

La régularité entre les modif d'ordonnance va de deux jours à 3 semaine, en fonction de l'état.


Quand j'écris à quoi correspondent les médocs, je découvre en même temps que vous...
Jamais je n'avais fait cette recherche avant et la seule chose qui me choquais jusqu'à présent, c'était le nombre allucinant d'ordonnance que j'avais en si peu de temps. Quand on sait que les médocs mettent quelques jours voir quelques semaines à agir et que je changeais de traitement tous les 3 ou 5 jours ??? Bon, effectivement, avec la dose que j'avais, ptète que ça allait plus vite à agir !
Ca pose question sur le sens du traitemnt et de la prise en charge.

Mais quand je découvre que j'ai pris des médocs qui n'avaient rien à voir avec mon problème, je reste sur le c..
Certains médicaments ont été utilisé abusivement et dans une autre indication. J'ai pris des antiparkinsonnienet des servage alcoolique !!! J'avoue que là, je suis cloué !

Et en plus, je me dis que vous aller me prendre pour une malade mentale psychotique.
Pourtant, ce n'est pas le cas même si au regard du listing que je viens de dresser, c'est dure à croire.
Mais justement, c'est l'idée que se sont fait les gens de moi dans ma commune quand je suis revenue. "Oh! les pauvres parents, ils n'ont pas de chances. Leur fille est folle, c'est une malade mentale."


Et c'est aussi pour ça que j'ai jurer d'écrire un jour mon histoire pour que les gens aient l'autre son de cloche, l'autre côté du miroir et qu'enfin la vérité éclate au grand jour.




N.B. : Si j'arrive à être si précise, c'est que j'ai récupéré mes dossiers... Mais j'ai mis deux ans à les digérer et encore certains pssages sont hard à avaler. Mais tout ceci plus tard, dans la suite de mon histoire...

Mon premier groupe !

Publié le 05/03/2007 à 12:00 par confidenceduneasociale
Je ne me souviens plus si c'était un matin ou un après-midi ni des horraires et des jours de mon groupe. Il y en avait 3 par semaine qui duraient 2 heures environs. Etaient présents 10-12 jeunes, une monitrice et un neuropsychiatre.

Lors de ce 1er groupe, je me suis présentée et j'ai expliqué un peu mon histoire (surtout pourquoi j'étais arrivée là). Je racontais cela avec un tel détachement et une telle absence d'émotion (ce qui dura encore des années plus tard) que je me demande si ils m'ont cru. Et pour toute réponse, je crois qu'une jeune a du me renvoyer que j'avais du faire quelque chose qui provoquait une telle attiude. Mon comportement n'était sans doute pas le bon...
J'allais découvrir qu'être ici, c'était apprendre à se comprendre pour modifier son comportement et ses attitudes. Tout ceci dans le but d'aller bien et de ne plus faire souffrir ceux qui nous aiment et nous entourent.
Voilà en gros ce qui est ressortis après mon discours (en tout cas dans mes souvenirs qui sont par conséquents totalements absent d'objectivité).

En gros, c'étais moi la coupable et j'avais fait quelque chose qui expliquait forcément ce qui m'arrivais. En plus, mon attitude actuelle devait faire souffrir mes parents et il fallait que je prenne conscience du mal que je leur faisais.

- Et eux, le mal qu'ils m'ont fait, ça compte pour du beurre !!! -

Puis, on est passé à quelqu'un d'autre. En fait, le groupe de psychothérapie consisite à parler de soi aux autres et que chacun puisse apporter ses ressentis, ses idées, ses conseils... à celui qui parle. Parfois, certains sujets font échos et ça permet à chacun de progresser à travers l'image que les autres nous renvoient et du soutien qui se créer entre les membres du groupes.
Bien entendu, tout ce qui se dit dans le goupe est confidenciel.

Sur la forme, je trouve le procéder très pertinant, éducatif et enrichissant. Encore aujourd'hui, je reste entièrement convaincu du bien fondé de ce type de pratique. Mais seulemnt si c'est bien fait !
Or, dans mon cas, je vous rappel que je suis avec une monitrice qui ne peut pas m'encadrer et un neuropsy qui n'est pas celui qui me suit médicalement et en psychothérapie familiale. Ce qui n'est pas normal mais comme je le disais au départ, je n'ai pas de bol et je suis donc la seule dans ce cas.

Sur le fond, ces groupes ne m'ont rien apporté de vraiment constructif. Je crois qu'ils m'ont plus détruis qu'autre chose. J'en ai retiré que personne ne me croirrais jamais; que je n'avait aucune raison de me plaindre car par rapport à d'autres, ce n'était pas si terrible; que si j'étais là, c'est que c'était moi qui avait un problème et non mon environnement et que j'irais mieux quand j'en aurais pris conscience et que je l'accepterais; mais surtout que c'était moi la grande coupable, la grande fautive et la méchante fille.

C'est peut-être pour ça que les groupes ne m'ont pas tant marqués que ça. Mais se dont je me souviens, c'est que je m'y sentais mal et que j'aurais fait n'importe quoi pour changer de groupe.
Mais ça aussi, ce n'est pas possible.

Ou La La !!!

Publié le 03/12/2006 à 12:00 par confidenceduneasociale
Je suis sincèrement désolée de ne pas vous avoir donné de nouvelles depuis plus d'un mois. En plus, je n'ai pas posté de nouveaux billets sur mon histoire. Mais je ne vous oublie pas car je viens régulièrement voir où en est le nombre de visite.

Et je tenais d'abord à vous remercier de votre fidélité. C'est pour ça que j'explique ma non communication. Pas que je laisse tomber mon blog, au contraire, il est très important pour moi. Mais en fait, je m'écroule sous une tonne de travail et c'est pas peu dire ! Après le 18 décembre, je pourrais à nouveau consacrer du temps pour moi, mais jusque là, sacrifice....

Et je peux vous jurer qu'il y a de quoi péter les plomb mais bon faut savoir ce qu'on veut dans la vie. Mais le prix est chère.

Tout ça pour dire : rester fidèle à ce blog et un peu de patience, je ne vous oublie pas.

Merci encore et à bientôt.

Le hasard fait si bien les choses !

Publié le 26/10/2006 à 12:00 par confidenceduneasociale
Le lendemain matin, je vais prendre mon petit déjeuné à la salle à manger et ça me fait drôle d'être seul à ma table. Dans le foyer, je vois des gars qui s'amuse et se marre de leurs conneries.
Un d'entre eux m'intimide énormement, j'ai l'impression d'être une gamine à côté de lui. Il me faudra attendre son départ pour qu'on se parle avec respect mutuel. C'est dommage qu'il soit partis si tôt car je suis sur qu'on se serait bien marré. Il était fan des Wampas (c'était leur débuts) et de Ludwig Von 88.

Alors que je les regarde, un grand gaillard s'approche et me dit : "dépeche toi si tu veux pas être en retard.
- En retard où ?
- A la réunion institutionnelle.
- Ah oui, c'est vrai. J'avais complètement zappé. C'est à quelle heure ?
- 10 h 30.
- Merci.
- De rien. C'est normal. Au fait, tu sais où c'est ?
- Non, mais Dany m'a dit hier qu'il passerais me chercher dans le hall.
- Ok. A toute à l'heure."

Et il s'éloigne. Je trouve ça vraiment sympa de sa part. Les gens ont vraiment l'air cool ici. C'est encore mieux qu'un cub de vacance. Ca va vraiment être géniale ici. Tout en restant dans mes réflexions, je me dépèche de ranger ma vaisselle et d'aller me préparer.

Comme prévu, Dany passe me chercher et nous montons dans la salle de réunion qui sert aussi de salle TV le matin. Là, il y a plein de jeunes assi par terre en train de discuter. Je flippe un peu mais le groupe d'hier me fait une petite place.
J'écoute le moniteur qui prend la parole. Je ne l'avait encore jamais vu. Il a 35 ans environ, la peau mat, cheveux noirs et rasés. Il a un visage expressif et marqué. Il est plutôt mignon et ne me laisse pas indiférente.

La réunion consite à faire le point sur les ateliers, les changements désirés, les questions diverses, les services et les responsabilités.
Quand vient la question des changements d'ateliers, j'exprime mon souhait de changer car je nai pas eu le choix en arrivant (je suis à l'atelir émaux).
Ca m'énerve, je n'ai aucune patience et sa ne m'intéresse pas. Je préfèrerais aller en atelier dessin ou poterie.
Bien qu'ils aient entendu ma demande, il m'explique que la première semaine, on est dirigé sur l'atelier où il reste de la place et où est notre référant. Ma référante étant la responsable de l'atelier émaux, je resterais au minimum deux semaines sur cette atelier. Ensuite, si je souhaite changer, cela dépendera de la place qu'il reste dans les autres ateliers, de ceux qui acceptent de changer et de ce qu'en pense le responsable de l'atelier. Je n'étais pas très contente qu'on est pas accedé à ma demande mais au moins, on m'avait expliqué.

Puis, vint les questions des responsabilités. En fait, il s'agit d'accepter de se charger d'une fonction particulière dans l'institut. Il faut quatres personnes au bar, deux à l'épicerie, deux à la musique, six pour le groupe accueil....
Cette journée là, le moniteur demandais qui voulais se charger de la chaîne (musique) car il fallait une troisième personne pour remplacer Hugo qui avait des responsabilités personnelles à faire sur certains temps, laissant Joris seul. Ce qui pafois faisait qu'il n'y avait pas de musique car c'est aussi en fonction de l'envis de la personne d'être au foyer ou pas.
En fait, il s'agissait d'avoir la clé qu'on allait cherché et remettre à l'acquarium. On s'occupait de passer les disques en fonction des demandes et ainsi, on s'assurait qu'il n'y avait pas de vol, de dispute, etc...
Il s'agissait aussi de faire respecter les horraires. La musique, ce n'était que pendant les temps libres et jamais le matin.

Ce jour là, j'ai sauté sur l'occasion. On venais de me privé de ce qui comptais le plus pour moi, qui faisait partie de moi, qui était mon unnivers : la musique. Et là, c'était un moyen de la récupérée un petit peu.
Il y a eu parlementation sur ma candidature, étant juste arrivée. Les jeunes comme les moniteurs exprimaient ce qu'ils en pensait. Finalement, j'ai eu gain de cause, Hugo expliquant que je ne serait que troisième responsable, que je n'interviendrait que quand aucun d'eux ne pouvait assurer la permanance et qu'ils m'accompagnerais pour mes débuts. Il venait d'argumenter en ma faveur et de me faire un superbe cadeau. Je serait, à partir de ce jour, responsable de la chaîne, à temps plein (sauf pendant la période d'isolement).

Je suis sortie de la réunion aux anges. Les moniteurs n'étaient pas spécialement chaud de me voir intégrer une responsabilité dès mon arrivé mais bon. Si ça se trouve, ça lui sera bénéfique se sont-ils peut-être dit.

Comble du comble, je ne savait pas qui était la deuxième personne responsable. En effet, Joris n'était pas à la réunion car il était pris ailleurs.
Après le repas, je découvris que Joris n'était autre que le beau jeune homme que j'avait vu dés en arrivant. J'étais définitivement sous le charme. Mais j'allais devoir aussi faire face à une entrée en relation qui avait plutôt mal commencée... (voir le post "la rencontre").

Coupable !

Publié le 28/09/2006 à 12:00 par confidenceduneasociale
J'ai découvert cette chanson dans le live de Bercy 2003.

Qui n'a jamais rêvé de faire un peu de sémantique et de jouer avec le verbe pour extirper tout ce qui nous tue à petit feu au fond de nous?
- Moi, oui!

Alors quand j'ai découvert cette chanson, je me suis dit que ça doit faire vachement de bien de pouvoir gueuler à la face des gens tous ce dont on se sent coupable.

Coupable est un bien grand mot, qui pèse lourd et qui détruit la personne qui en est porteuse à son insue.

Pour ma part, je reste encore aujourd'hui COUPABLE de ce qui c'est passé. C'est plus pratique et tellement plus confortable pour certains.
Pourtant, après un long travail, je sais au fond de moi que je ne suis que victime. Mais la graine est tellement bien semmée que, même adulte et consciente de tout ce qui c'est joué et ce joue encore, je me sent TOUS LES JOURS coupable.


Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable

" Coupable, coupable!

J'me sens coupable d'avoir assassiné mon double dans le ventre de ma mère et de l'avoir mangé.
J'me sens coupable d'avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté de me pendre avec mon cordon ombilical.
J'me sens coupable d'avoir offensé et souillé la lumière du jour en
essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux la première fois où j'ai voulu voir où j'en étais.
J'me sens coupable d'avoir méprisé tous ces petits barbares débiles
insensibles, insipides et minables qui couraient en culottes courtes
derrière un ballon dans les cours de récréation.
Et j'me sens coupable d'avoir continué à les mépriser beaucoup plus
tard encore alors qu'ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges, des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des évêques ou des chimpanzés névropathes.
J'me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses.

Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'avoir été dans une vie antérieure l'une de ces
charmantes petites créatures que l'on rencontre au fond des bouteilles de mescal et d'en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de paradis perdu.
J'me sens coupable d'être tombé d'un tabouret de bar dans un palace pour vieilles dames déguisées en rock-star, après avoir éclusé sept bouteilles de Dom Pé 67 dans le seul but d'obtenir des notes de frais à déduire de mes impôts.
J'me sens coupable d'avoir arrêté de picoler alors qu'il y a des
milliers d'envapés qui continuent chaque année à souffrir d'une cirrhose ou d'un cancer du foie ou des conséquences d'accidents provoqués par l'alcool.
De même que j'me sens coupable d'avoir arrêté de fumer alors qu'il y a des milliers d'embrumés qui continuent chaque année à souffrir pour les mêmes raisons à décalquer sur les poumons en suivant les pointillés.
Et j'me sens aussi coupable d'être tombé de cénobite en anachorète et d'avoir arrêté de partouzer alors qu'il y a des milliers d'obsédés qui continuent chaque année à souffrir d'un claquage de la bite, d'un durillon au clitoris, d'un anthrax max aux roubignolles, d'une overdose de chagatte folle, d'un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du gland, de gono, de blenno, de tréponèmes, de chancres mous, d'HIV ou de salpingite.

Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable d'être né français, de parents français,
d'arrière-arrière... etc. grands-parents français, dans un pays où les indigènes pendant l'occupation allemande écrivirent un si grand nombre de lettres de dénonciation que les nazis les plus compétents et les mieux expérimentés en matière de cruauté et de crimes contre l'humanité en furent stupéfaits et même un peu jaloux.
J'me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui ce genre de
pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers écœurés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement troublés et choqués par ce genre de pratique.
J'me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'œuvre de l'anonymat.
J'me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé.

Je me sens coupable, coupable !

J'me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond solitaire alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter c'est la turlutte finale.
J'me sens coupable de remettre de jour en jour l'idée de me retirer
chez mes Nibelungen intimes et privés, dans la partie la plus sombre de mon inconscient afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides, serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les chè-è-vres, les Tamagochis et les poissons rouges.
J'me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955, un peu après 17 heures 40, au volant du spyder Porsche 550 qui percuta le coupé Ford de monsieur Donald Turnupseed.
J'me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer alors qu'il y a quelque six milliards de joyeux fêtards crapoteux qui continuent de se battre entre-eux et de s'accrocher à leur triste petite part de néant cafardeux.

Je me sens coupable, coupable ! "


Hubert Félix Thiéfaine


Passé le coté loufoque et satirique de certains passages, beaucoup de ce qui est écrit ici, pris au second ou troisième degré est très fort.
Je n'ai pas voulu couper les passages de la chanson qui ne me correspondais pas trop, par respect pour l'auteur et pour la Culture.

Un jour, j'ai fait comme HFT, (mais à lépoque, je connaissais pas sa chanson), j'ai fait la liste de tout ce pour quoi je m'excusais.
Conclusion : la liste est très.........................longue!
Conclusion finale : Je m'excuse tout simplement de vivre...

Quand j'en suis arrivée à ce constat, je me suis dit que ma plus grande culpabilité, c'étais tout simplement d'exister.

Et le pire, c'est que c'est vraiment ça qui me ronge quand je m'engueule avec mon mec ou que tous va de travers dans ma vie. Je n'arrive pas à m'oter de la tête que le simple fait de me cotoyer fait que je pourris la vie aux gens, qu'ils sont malheureux.


COUPABLE - CULPABILITé - FAUTE - EXCUSE


Prises de repère

Publié le 27/09/2006 à 12:00 par confidenceduneasociale
Je ne me souviens pas dans le détail de tout ce qui c'est passé au centre. J'ai parfois des flous, des mélanges de situations impossible d'un point de vue chronologique. C'est pour cela que je vous épargnerais certains détails dont je ne me souviens plus moi-même.
De même, certaines choses peuvent dévier de la réalité, ma mémoire me jouant des tours parfois. Merci de m'en excuser. Je tacherais d'être la plus réaliste possible et au plus près des faits, tels qu'ils se sont déroulés.


De cette première journée, c'est tout ce dont je me souviens. Je sais que j'ai été mangé mais quelles impressions j'ai eu, mystère.
La salle à manger était divisée en deux parties. Sur la gauche, il y avait des tables pour 2 ou 4 personnes et des tables de groupe (8 personnes). Sur la droite, il y avait des tables rondes de 6 personnes environ.
Les tables de gauches étaient pour les repas avec le moniteur (en tête à tête svp!) ou pour les personnes surveillées durant le repas (anorexiques, boulémiques ou les 2).
A droite, c'était pour les autres. On était plutôt libre et les moniteurs nous laissaient entre nous.
Après le repas, l'équipe de service allait faire la vaisselle, débarrasser les tables... et les autres étaient en temps libre.

Avant le couché, il y a passage obligatoire à l'aquarium : distribution de médicaments.
Cela consiste à distribuer le traitement (comprimés, gouttes...) et à vérifier si on avale bien.
Autand que j'étais une experte de la récupération de médocs là d'où je venais, autand qu'ici, je n'ai jamais essayé tellement le contrôle était strict et la peure de me faire chopper, grande. Résultat : j'ai jamais été aussi shooter qu'au centre, quelque soit les substances ingurgités.

Je ne me souviens pas de ma première nuit. J'ai sans doute eu des difficultés à m'endormir mais comme je n'étais pas seule, j'ai sans doute pu discuter avec les deus autres filles. En plus, je fais confiance à l'équipe pour m'avoir administré un somnifère.
En plus, dans ma chambre, il y avait une fille qui m'avait déjà accueillie, quelques mois auparavant, dans l'autre structure. On avait passé deux mois ensemble et elle était sortie pour reprendre une vie normale et travailler. Autand vous dire que j'ai été surprise de la retrouvé là le premier jour : " Décidément, on se suit. Tu m'accueille dans chaque nouvel endroit." Ce à quoi elle avait répondue par un oui timide, empreint de déception : de me voir débarquer ici et d'être déçu pour moi? Ou déçu pour elle même d'avoir échoué?

Je n'avait jamais tros su pourquoi elle était dans l'autre structure. Il faut dire que pour moi, j'avais l'impressin d'avoir passé deux mois de vacances tellement j'étais bien, loin de chez moi. Au point d'y avoir fait n'importe quoi et d'être devenue insouciente et inconsciente comme une gosse de 10 ans.
Ici, j'allais découvrir en quoi consistait sa maladie et celle de beaucoup d'autres.

Le centre m'a fait redescendre sur terre et prendre conscience que les gens avaient des problèmes qui engendraient des conséquences graves. Je crois que c'est ici que j'ai fait mes premières armes réelles. J'ai appris à faire preuve d'écoute, d'humilité et à découvrir l'empathie, même si à l'époque, je ne savais pas que ce mot existait.
J'ai aussi découvert ce que signifiait la solidarité et être frère d'arme (façon de parler).
J'ai surtout ouvert les yeux sur ce qui m'entourais. J'ai pris conscience de ce que pouvait provoquer les familles, les structures, la société... A partir de ce jour, jamais plus il n'aura été possible de me dresser. Et aujourd'hui encore, ce serait peine perdue.


Ce qui m'insupporte le plus depuis mon passage au centre ?

L'INJUSTICE et L'ABUS de pouvoir.

La rencontre !

Publié le 24/09/2006 à 12:00 par confidenceduneasociale
En arrivant, j'avais remarqué un beau jeune homme derrière le bar. Je ne sais pas pourquoi, mais je m'étais tout de suite sentie intriguée et attirée.

Laissant le groupe de jeune, je me dirige vers la porte située près du bar. En sortant, j'apperçois le parc, les massifs de fleurs et je dois avouer que c'est magnifique. Quand on est sur la terrasse, cela fait comme des petites collines de verdure.
En plus, le jour de mon arrivée, il fait un temps magnifique. Nous sommes mi-juillet et cette année, l'été est chaud.

J'apperçois le beau jeune homme assi sur la terrasse, en train de bouquiner. Je m'approche et m'assoie près de lui. J'entame la discussion sur son livre et c'est là que je découvre que Mary Higgins Clark est une romancière hors paire.
Nous échangeons quelques mots sur mon arrivée mais dés que je veux savoir pourquoi il est là, il se referme. Il se replonge dans son bouquin et fait comme si je n'existais pas. Je m'excuse, je ne voulais pas le blessé.
Je laisse passer un moment puis je lui pose la question qui me turlupine depuis tout à l'heure...



- Ecrire son histoire, c'est se mettre à nue si on le fait avec sincérité. C'est s'exposer aux jugements, aux regards et aux critiques. Mais avant de juger mes attitudes ou mes comportements dans ce que je pourrais écrire, n'oublier pas qu'à l'époque, je n'ai que 16 ans. Je ne suis pas en mesure de comprendre ou d'analyser mes faits et gestes, je fait et c'est déjà pas mal. Je ne comprendrais les raisons de mes actes que plus tard. Je ne dis pas ça pour me défendre ou me justifier. C'est juste que tout comportement est explicable.

De même, oser avouer ses fautes, ses failles, ses faiblesses ou oser dévoiler des comportements choquant dans la normalité, c'est vraiment difficile. Je me rends compte en écrivant que je ne mesurais pas la porté de mon entreprise. Mais, c'est aussi un moyen d'oser dire ce que j'ai fais, de mettre des mots sur mes actes et de me les rendres plus suportables, moins honteux. Je ne suis pas encore capable de les dires, alors les écrires, c'est déjà faire un bout du chemin. -



... " T'as quelqu'un ici ?
(il me regarde l'air surpris)
- En fait, je t'es aperçu dés que je suis arrivée et j'aimerais bien sortir avec toi.
(il ouvre des grand yeux. Surpris? Choqué? J'en sais rien)

C'est alors qu'il m'explique que les couples sont interdits au centre. Si tu te fais avoir, c'est l'isolement ou la porte en fonction de la gravité.
Puis, il me regarde et me lance en se levant : " De toute façon, t'es trop jeune et je ne sortirai jamais avec toi."
Et il rentre dans le foyer.

Je reste là, sur ma chaise. Je me sens très conne et pas franchement fière de moi. Sur ce coup là, j'ai carrément pas assurer et je me suis grillée d'office.
En plus, je viens juste d'arrivée! Je vais passé pour quoi?

Je regarde le parc et je commence à me dire que ça va être dure de m'intégrer ici.
Ca fait deux heures à peu près que je suis arrivée, et ce n'est qu'à ce moment précis que l'euphorie tombe, laissant place à un douloureux sentiment de mal être.

Milles excuses

Publié le 07/09/2006 à 12:00 par confidenceduneasociale
Coucou à vous.

Désolé pour ma non activité sur mon blog mais reprise oblige, j'ai beaucoup moins de temps.

Donc ce petit mot pour vous dire que bientot un petit message sur mon histoire. Promis.

Merci de votre patience et de votre fidélité à ce blog.

Salut, salut.......

Aïe, Aïe, Aïe !!!

Publié le 29/08/2006 à 12:00 par confidenceduneasociale
A lire les commentaires, faut croire que je me suis mal exprimé ou que la façon dont j'ai écris me fait passer pour une stressée anxio-étouffante de mère. lol.

D'accord, j'étais inquiète mais j'étais surout confiante et heureuse que ma fille face son entrée dans le monde des grands.
Je sais qu'elle m'aime (du moins, je l'espère ^_^) et qu'elle m'aimera tjrs (ça aussi, j'espère bien! ^_^) mais aujourd'hui, elle commence à se construire sa vie, toute petite soit-elle pour l'instant. C'est les base de l'édifice de la seconde sphère (la socialisation) et c'est très important et c'est pour ça que c'est stressant : on ne veut que le meilleur pour elle, parents étouffant d'amour que nous sommes (lol).
Ce qui est difficile, c'est de savoir qu'à partir d'aujourd'hui, un petit monde bien à elle va se créer et que par respect, je n'irai pas l'envahir et donc que je ne saurais pas tout.
Et oui, c'est le début de l'apprentissage de l'indépendance... ça promet pour les années qui viennent..... lol.
Et sincèrement, je crois que cette apprentissage se fait dans les deux sens. Pour l'enfant mais aussi pour les parents. Car même si mon amour et moi concevons les enfant comme des êtres humains à part entière - qui ne nous appartiennent pas mais dont nous avons la responsabilité pour les accompagnés et les guidés dans leurs choix, les difficultés, les apprentissage afin d'en faire des personnes responsables, autonome, en capacité de faire des choix et surtout de se respecter eux - et que par conséquent, on sait d'avance qu'ils partirons un jour, et bien il faut s'y préparer et je pense que ces 20 années ne seront pas de trop. ^_^ ^_-

Sinon, ce n'est pas comme chez l'ass. mat car chez elle on sait à peut-près tout de ce qui c'est passé dans la journée. Là, avec le nombre d'élève, la maitresse ne dit que l'essentiel et c'est normal car il faut aussi préserver son jardin secret.

Et pis d'abord Nat, c'est pas la peine de jouer la psy de comptoire alors que t'es morte de frousse pour l'entrée en CP de ton ptit. ^_^
(Je plaisante bien sur!)

Bon, sur ce, ça va être l'heure d'allr la chercher donc BABAYE et à très vite pour vous raconté cette rentrée.

C'est la rentrée

Publié le 28/08/2006 à 12:00 par confidenceduneasociale
Ca y est !

C'est le premier jour d'école de ma puce. Et ça fait bizard. C'est presque les parents qui stress plus que les enfants.

Aujourd'hui, elle découvre l'école, va manger à la cantine, faire sa sieste en classe, jouer, s'amuser mais .... à l'école.
C'est pas comme chez l'assistante maternelle.

Et puis, ça veut dire qu'elle grandit. Elle se socialise et ce ne sera plus jamais comme avant. Elle devient une petite fille et malgré les calins, elle n'est plus notre bébé. Elle s'ouvre aux autres et commence à se construire son monde.

C'est génial. Mais en même temps, on se dit que c'est passé vite ces trois années. Et de toute manière, que ce soit moi ou le papa, on est aussi inquiet l'un que l'autre. Les autres enfants seront-ils sympa avec elle? Est-ce qu'on va se moquer d'elle? Lui faire du mal? Se sentira-t-elle à l'aise? Va-t-elle se faire des copains-copines?..... Autand de questions qui vous font sans doute rire en lisant ces lignes et que moi-même, je trouverais démesuré si je n'avais pas d'enfant. Mais voilà, quand on est parent, ces petites inquiétudes font partie de la vie et même si on rit de nous et de notre réaction, on a cette petite appréhension que son entrée dans la vie sociale se passe bien. Et c'est normal, on est ses parents.

Tout ça pour dire que notre rayon d'étoile fait sa rentrée et que pour nous, c'est un grand jour car elle devient une grande. On en est fière, mais quelle trouille..
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