Mon premier groupe !
Posté le 05.03.2007 par confidenceduneasociale
Je ne me souviens plus si c'était un matin ou un après-midi ni des horraires et des jours de mon groupe. Il y en avait 3 par semaine qui duraient 2 heures environs. Etaient présents 10-12 jeunes, une monitrice et un neuropsychiatre.
Lors de ce 1er groupe, je me suis présentée et j'ai expliqué un peu mon histoire (surtout pourquoi j'étais arrivée là). Je racontais cela avec un tel détachement et une telle absence d'émotion (ce qui dura encore des années plus tard) que je me demande si ils m'ont cru. Et pour toute réponse, je crois qu'une jeune a du me renvoyer que j'avais du faire quelque chose qui provoquait une telle attiude. Mon comportement n'était sans doute pas le bon...
J'allais découvrir qu'être ici, c'était apprendre à se comprendre pour modifier son comportement et ses attitudes. Tout ceci dans le but d'aller bien et de ne plus faire souffrir ceux qui nous aiment et nous entourent.
Voilà en gros ce qui est ressortis après mon discours (en tout cas dans mes souvenirs qui sont par conséquents totalements absent d'objectivité).
En gros, c'étais moi la coupable et j'avais fait quelque chose qui expliquait forcément ce qui m'arrivais. En plus, mon attitude actuelle devait faire souffrir mes parents et il fallait que je prenne conscience du mal que je leur faisais.
- Et eux, le mal qu'ils m'ont fait, ça compte pour du beurre !!! -
Puis, on est passé à quelqu'un d'autre. En fait, le groupe de psychothérapie consisite à parler de soi aux autres et que chacun puisse apporter ses ressentis, ses idées, ses conseils... à celui qui parle. Parfois, certains sujets font échos et ça permet à chacun de progresser à travers l'image que les autres nous renvoient et du soutien qui se créer entre les membres du groupes.
Bien entendu, tout ce qui se dit dans le goupe est confidenciel.
Sur la forme, je trouve le procéder très pertinant, éducatif et enrichissant. Encore aujourd'hui, je reste entièrement convaincu du bien fondé de ce type de pratique. Mais seulemnt si c'est bien fait !
Or, dans mon cas, je vous rappel que je suis avec une monitrice qui ne peut pas m'encadrer et un neuropsy qui n'est pas celui qui me suit médicalement et en psychothérapie familiale. Ce qui n'est pas normal mais comme je le disais au départ, je n'ai pas de bol et je suis donc la seule dans ce cas.
Sur le fond, ces groupes ne m'ont rien apporté de vraiment constructif. Je crois qu'ils m'ont plus détruis qu'autre chose. J'en ai retiré que personne ne me croirrais jamais; que je n'avait aucune raison de me plaindre car par rapport à d'autres, ce n'était pas si terrible; que si j'étais là, c'est que c'était moi qui avait un problème et non mon environnement et que j'irais mieux quand j'en aurais pris conscience et que je l'accepterais; mais surtout que c'était moi la grande coupable, la grande fautive et la méchante fille.
C'est peut-être pour ça que les groupes ne m'ont pas tant marqués que ça. Mais se dont je me souviens, c'est que je m'y sentais mal et que j'aurais fait n'importe quoi pour changer de groupe.
Mais ça aussi, ce n'est pas possible.
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patience et fidélité récompensées... ^-^
Posté par
Nat le 12.03.2007
Je ne comprends pas kun professionnel, une institution puisse te faire porter la culpabilité de ce ki t'arrive à 16 ans.
A 16 ans tu restes une enfant, un adulte en devenir. Les responsables sont ceux qui t'ont façonnés et là, en l'occurrence, abimée !
Si c'était si simple !
Posté par
l'anarchiste le 13.03.2007
J'suis ok avec toi mais parfois ça marche pas comme ça. L'institution où j'étais partais du principe que j'étais malade, par conséquent c'est moi qui avait un problème et non mes parents. Quelle parole peut on accorée à une ado jugée hystérique (névrose)?
Spécialistes de l'esprit... spécialistes de rien !
Posté par
Nat le 14.03.2007
J'suis qd même outrée 2 constaT ke même si en effet tu avais peut-être 1 cert1 trouble du comportemt, tu avais ss auc1 doute besoin d'aide, 2 comprendre ce ki clashait ds TA vie & surtt POURQUOI! Ton besoin n'était en auk1 K 2 culpabiliser. C'était D nuls
Un petit grain de sable qui ne sait se faire enten
Posté par
maharet7 le 24.04.2008
Je n'ai pas mis de commentaire jusque là, mais ici t'as dis un truc qui m'a particulièrement attiré l'attention. Bien que dans l'ensemble j'ai déjà été dans un centre (HP) quelque peu différent; lorsque tu dis : "Je crois qu'ils m'ont plus détruis qu'autre chose. J'en ai retiré que personne ne me croirrais jamais; que je n'avait aucune raison de me plaindre car par rapport à d'autres, ce n'était pas si terrible; que si j'étais là, c'est que c'était moi qui avait un problème et non mon environnement" c'est exactement ce que je pense pour ma part! Et c'est souvent dur à exprimer!
Bon je continue de lire ton histoire qui est vraiment interessante!